Ukemi-La chute!

Le choix ou pas de chuter…..

Une des premières choses qu’on apprend en Aïkido c’est à chuter, c’est un choix qui a son point de vue …comme celui de garder une saisie une fois qu’elle est engagée…vu de » l’extérieur » on ne comprend pas toujours le pourquoi du comment..et pourtant…

Cela peut parfois sembler un peu rébarbatif et parfois difficile à des débutants qui sont pressés d’apprendre des « techniques ».

L’Aïkido est basé sur la capacité à s’harmoniser avec son adversaire pour mieux en prendre le contrôle. En tant que partenaire de travail, l’apprentissage des chutes est aussi un apprentissage de l’harmonisation, la chute permettant en effet de se coordonner avec les actions de Tori (celui qui fait la technique) pour subir la technique sans être blessé.

Les techniques d’Aïkido sont souvent basées sur des torsions articulaires. Le Fait de savoir chuter correctement permet à Tori (celui qui fait la technique) de pouvoir effectuer sa technique avec réalisme, vitesse et intensité sans soucier de son partenaire qui saura « subir » la technique et chuter sans se blesser. Cette « entente » est nécessaire pour pouvoir travailler avec un engagement physique important.

Chuter pour continuer

La chute en Aïkido est souvent un acte volontaire de Uke (celui qui reçoit la technique). Contrairement au Judo, Tori ne contraint pas toujours Uke à la chute. Si uke ne chute pas, Tori peut immédiatement enchaîner sur une technique de frappe, de contrôle ou d’immobilisation( c’est un aspect trop souvent négligé d’ailleurs qu’il est bon de rappeler de temps à autre aux Yudansha, les gradés…). La chute est donc souvent une « fuite » permise à Uke par Tori (l’Aïkido est basé sur une certaine clémence à l’égard de l’attaquant).

Merci au site Aiki-Budo…presque tout est dit !!

Par Maitre Toshiro Suga blog de Maitre Leo Tamaki : Une différence de conception!

Raji-Ukemi Fitness : Maitre Jaff Raji en a fait une discipline à part entiére!

et des histoires….(merci Bordeaux!)

La première fois.

Nous avons tous des idées préconçues qui parfois sont fausses du style : « je suis trop vieux pour me mettre à l’aïkido » ou bien « l’année est commencée je ne peux plus m’inscrire ». L’image que l’on peut avoir des arts martiaux est souvent celle renvoyée par les séries télévisées et le cinéma. En entrant la première fois dans un dojo on ne sait pas trop comment cela va se passer…

Donc nous y voila pour un cours d’essai, l’accueil est chaleureux et sympathique, le prof me met à l’aise tout en me présentant les pratiquants qui arrivent les uns après les autres. Pour le moment pas d’athlètes bodybuildés ou des types louches au regard de serial killer, bref des gens normaux il y a même des filles et des gamins.
Pour le premier cours on n’a pas encore investi dans un keikogi (kimono), un survet’ fait l’affaire, donc pas besoin d’aller dans les vestiaires pour se changer. On est un peu surpris d’en voir sortir des gars et des filles, pour ces dames cela parait plus normal, vêtus de grandes jupes noires. On apprendra plus tard que ce sont des hakama vêtements traditionnels japonais.

On explique au gentil nouveau qu’il faut se mettre du côté gauche du tatami en face du professeur. Puis le cours commence. Tout d’abord on se met en seiza, pour simplifier position à genoux assis sur les talons qui à force d’habitude fait moins mal. Puis vient mokuso qui est une phase de « méditation ». On comprendra plus tard que cela permet, de faire le vide dans son esprit pour attaquer le cours sereinement, en laissant les vilaines pensées de la journée de m…. Que l’on vient d’avoir devant la porte du dojo.
Puis vient le salut au sympathique monsieur barbu qui est en photo sur le mur, là aussi on apprendra qu’il s’agit de O Sensei Morihei Ueshiba Maitre Fondateur de l’aïkido, et que le mur d’honneur c’est le Kamiza.

Exercices respiratoires, échauffement pour le moment la tout va bien, originaux ces Aïki-Taïso! puis vient le travail sur les premiers déplacements de base. Avant de pratiquer l’aïkido je pensais bêtement que je savais me déplacer, en fait pas du tout. Un ancien en jupe qui est passé par là et comprend le désarroi du novice, vient donner des conseils, bref y a du boulot !

Puis on enchaîne avec quelques techniques aux noms imprononçables et on se demande comment on peut retenir de tels noms. Mais bon c’est vrai qu’à la longue on se rappelle des noms de techniques.
En parlant de gamin il y en a un qui vient me saluer pour pratiquer avec moi, tu sais le gentil gamin que tu as vu en arrivant bien poli qui est venu te serrer la main, ben lui il a bien compris comment on fait Shomen Uchi Ikkyo et là une fois que tu as le nez au sol contre le tatami, tu commences à comprendre que c’est efficace.


Mais comble du masochisme ou envie d’apprendre je trouve ça bien et j’endosse avec autant de plaisir le rôle de Tori celui qui exécute la technique, que de Uke celui qui reçoit la technique.

Fin du cours re- mokuso , re salut. Voilà c’est déjà fini, deux heures et je n’ai pas vu le temps passer. Alors tu as aimé tu reviens vendredi ? Ils sont sympas, oui je pense que je vais revenir.

Et puis tu rentre chez toi, un peu courbaturé mais heureux, tu repense à ton cours et tu te rends compte que tu es zen, pas fatigué non, mais zen, bien dans ton corps et dans ta tête.
D’un naturel plutôt impulsif tu réfléchis sur ce qui t’arrive, sur ce sentiment de bienêtre, et à ce moment tu dis : « et si j’avais trouvé ma voie ».

source: http://www.aikido-biot.fr/la-premiere-fois/

Etiquette – Reishiki

place-face-kamiza

MANUEL-PRATIQUANT-2015

A la lecture, en comparant à ce qui se fait dans votre club, vous trouverez peut-être ce règlement un peu sévère, voire austère. Il convient de garder à l’esprit que même si nous avons une application assez « relâchée » de ces règles « entre nous », il est important de les appliquer lorsque l’on est invités chez des amis (stages, passages de grade, etc.).

Voici les dites règles :

  1. Saluez en montant sur le tatami et en le quittant.
  2. Saluez toujours en direction du Shomen et du portrait du fondateur.
  3. Respectez vos instruments de travail. Le Keiko Gi (tenue d’entraînement) doit être propre et en bon état, les armes rangées lorsqu’elles ne sont pas utilisées
  4. Ne vous servez jamais d’un Keiko Gi ou d’armes qui ne vous appartiennent pas.
  5. Quelques minutes avant la pratique, vous devez être échauffé, assis en seiza, tous sur une même ligne. Ces quelques instants permettent à votre esprit de faire le vide, de se débarrasser des problèmes de la journée et préparent au cours. C’est Mokuso!
  6. Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d’être à l’heure pour y participer, mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre à côté du tatami jusqu’à ce que l’enseignant vous fasse signe de vous joindre au cours. Veillez lors de cette attente à ne pas perturber le cours.
  7. La façon correcte de s’asseoir sur le tatami est le Seiza. Vous pouvez toutefois vous asseoir en tailleur si une blessure vous empêche d’adopter cette position. N’allongez jamais les jambes et ne vous adossez jamais au mur. Vous devez rester disponible à chaque instant.
  8. Ne quittez pas le tatami pendant la pratique sauf en cas d’urgence (blessure, malaise, …), et après que l’enseignant vous y ait autorisé.
  9. Quand le professeur montre une technique, vous devez rester assis en seiza et regarder attentivement dans le plus grand silence. Après la démonstration, saluez un partenaire et commencez à travailler jusqu’à ce que le professeur vous dise d’arrêter.
  10. Dès que la fin d’une technique est annoncée, arrêtez immédiatement votre mouvement, saluez votre partenaire et rejoignez les autres pratiquants alignés en seiza.
  11. Ne restez jamais debout sur le tatami sans travailler. S’il le faut, restez assis en seiza au bord du tatami en attendant votre tour.
  12. Si, pour une raison ou pour une autre, vous devez absolument poser une question au professeur, allez vers lui sans jamais l’appeler. Saluez-le avec respect et attendez qu’il soit disponible (un salut debout suffit dans ce cas).
  13. Quand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous en seiza et regardez attentivement. Saluez-le lorsqu’il a terminé. Quand il corrige un autre pratiquant, vous pouvez vous arrêter de pratiquer pour l’observer. Saluez dans ce cas votre partenaire, asseyez-vous en seiza et observez attentivement. Lorsque l’enseignant a terminé son intervention, saluez-le et reprenez votre exercice.
  14. Respectez les autres pratiquants, tout particulièrement les plus gradés. Ne discutez jamais à propos de technique.
  15. Travaillez, soyez à l’écoute, et surtout ne tentez jamais d’imposer vos idées aux autres pratiquants.
  16. Si vous connaissez le mouvement et que vous travaillez avec quelqu’un qui ne le connaît pas, vous pouvez le guider. N’essayez par contre jamais de le corriger si vous n’avez pas au moins le grade de Yudansha (premier dan = ceinture noire) .
  17. Parlez le moins possible sur le tatami.
  18. Ne vous prélassez pas sur le tapis avant ou après le cours. Il est réservé à ceux qui désirent pratiquer.
  19. Le tapis devrait être balayé chaque jour avant les cours et en fin de journée. Chacun est responsable de la propreté du dojo.
  20. Il est interdit de manger, boire, fumer, mastiquer du chewing-gum sur le tapis et en dehors pendant la pratique ni sur le tapis à n’importe quel moment.
  21. Le port des bijoux est à proscrire pendant la pratique.
  22. On dit habituellement « Onegaï shimasu » (littéralement : je vous fais une requête, s’il vous plaît) au moment du salut du début du cours et « Arigatoo gozaïmashita » (merci) en fin de cours.
  23. Il convient de faire son possible pour respecter l’harmonie du dojo et donner de la plénitude à la pratique.

Le dojo est le lieu d’étude et de recherche de la voie, tout(e) adhérent(e) s’engage et se doit de respecter le règlement.

La pratique des arts martiaux est l’expression du respect de soi, des autres, du savoir vivre ensemble et de l’humilité.

  1. Le dojo est un lieu de respect de tous et de chacun.
  2. En montant sur le tapis et en le quittant, vous devez saluer.
  3. Saluez toujours en direction du Kamisa et du portait du fondateur.
  4. Respectez vos instruments de travail : le Gi (tenue d’entraînement) doit être propre et en bon état, les armes rangées lorsqu’elles ne sont pas utilisées. Respectez vos partenaires en veillant à votre propreté corporelle avant de monter sur le tatami.
  5. Ne vous servez jamais d’un Gi ou d’armes qui ne vous appartiennent pas.
  6. Quelques minutes avant l’entraînement, vous devez être « préparé » assis en seiza, tous sur une même ligne et dans une posture de méditation. Ces quelques minutes permettent à votre esprit de faire le vide, de se débarrasser des problèmes de la journée et préparent à l’étude.
  7. Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d’être à l’heure pour y participer, mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre assis à côté du tapis jusqu’à ce que l’enseignant vous fasse signe de vous joindre au cours. Saluez-le à genoux en montant sur le tapis. Veillez à ne pas perturber le cours.
  8. La façon correcte de s’assoir sur le tapis est la position de seiza. Mais si vous êtres blessé au genou vous pouvez vous assoir en tailleur. N’allongez jamais vos jambes et ne vous adossez pas au mur ou à un poteau. Vous devez être disponible à chaque instant.
  9. Ne quittez pas le tapis pendant l’entraînement, sauf en cas de blessure ou de malaise et en avertissant l’instructeur.
  10. Quand l’instructeur montre une technique, vous devez rester assis en seiza et regarder attentivement. Après la démonstration, saluez-le puis saluez votre partenaire et commencez à travailler.
  11. Dès que la fin d’une technique est annoncée, arrêtez immédiatement votre mouvement, saluez votre partenaire et rejoignez les autres pratiquants assis en ligne.
  12. Ne restez jamais debout sur le tapis sans travailler. S’il le faut, restez en seiza en attendant votre tour.
  13. Si pour une raison ou une autre vous devez absolument poser une question à l’instructeur, allez vers lui, ne l’appelez jamais : saluez-le avec respect et attendez qu’il soit disponible (un salut debout suffit dans ce cas).
  14. Quand l’enseignant vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous à genoux et regardez attentivement. Saluez-le lorsqu’il a terminé. Quand il corrige un autre pratiquant, vous pouvez vous arrêter de travailler pour regarder. Asseyez-vous en seiza et saluez de même.
  15. Respectez les pratiquants les plus gradés. Ne discutez jamais à propos de la technique.
  16. Vous êtes là pour travailler, non pour imposer vos idées aux autres.
  17. Si vous connaissez le mouvement et que vous travaillez avec quelqu’un qui ne le connaît pas, vous pouvez le guider. Mais n’essayez pas de corriger votre partenaire si vous n’avez pas le niveau Yudansha (ceinture noire).
  18. Parlez le moins possible sur le tapis. Le Budo est une expérience.
  19. Ne vous prélassez pas sur le tapis avant ou après les cours. Il est réservé à ceux qui désirent s’entraîner.
  20. Il est interdit de manger, boire, fumer, mastiquer du chewing-gum sur le tapis et dans le dojo pendant l’entraînement et même à n’importe quel moment.
  21. Le port des bijoux est à prescrire pendant l’entraînement.
  22. N’absorbez jamais de boissons alcoolisées lorsque vous n’avez pas encore quitté votre tenue.
  23. Le pratiquant ne peut faire la demande de son passage de grade ou de Dan. Seul l’enseignant peut juger du niveau du pratiquant et présenter ainsi le candidat au passage de grade ou de Dan.

Comme dans tous les budo, l’étiquette, ou reishiki, a une importance particulière.

En effet, les arts martiaux reproduisent des situations de combat dans un cadre pacifique, en cela comparable à l’entrainement sportif. L’étiquette vise à garantir l’intégrité physique de l’adversaire, notamment :

  • éviter les blessures physiques et mentales
  • éviter les situations de domination des pratiquants
  • garder à l’esprit que l’on adopte une situation de combat, ce qui fait la différence avec d’autres activités sportives.

Enseignants et partenaires

Les disciplines traditionnelles  nipponnes reprennent  donc la structure japonaise traditionnelle du dojo, avec parfois des changements notables par rapport à ce qui se pratique là bas.

En temps normal, la position la plus honorifique est occupée par l’enseignant (sensei – 先生, « celui qui est né avant »). La forme d’adresse varie selon les pays. Au Japon, l’emploi du terme sensei est la règle, ce titre étant donné à tous les types d’enseignants. Hors du Japon, le terme a pris des connotations de respect et de déférence marquées par sa traduction en « maître ». Certains enseignants préfèrent donc l’éviter ; ainsi, en France, l’usage le réserve aux seuls très hauts gradés, mais l’usage du terme est fréquent dans le monde anglo-saxon pour désigner un enseignant.

Selon les dojos, il peut exister des instructeurs (shidōin) et des assistants-instructeurs (fuku shidōin) qui ont pour fonction d’aider l’enseignant. Au moment du salut, ils se placent perpendiculairement aux autres élèves, à main gauche de l’enseignant.

Chaque élève occupe au sein du dojo une position définie relativement aux autres pratiquants. Les pratiquants plus gradés et plus anciens dans la pratique sont les senpai (先輩), les pratiquants du même grade et du même temps de pratique sont les dōhai (同輩) et les pratiquants plus récents les kōhai (後輩). L’établissement de ces positions respectives est avant tout coutumier, et ne se fonde pas sur le seul rang. L’ancienneté dans la pratique ou dans le dojo en est un élément déterminant.

Ces considérations gouvernent le placement au début et à la fin du cours. L’enseignant se place dos à la place d’honneur, kamiza (上座,« place ou siège d’honneur »), les élèves face à lui au shimoza (下座, « place basse ») et les instructeurs à sa gauche au jōseki (上席, « côté haut »). S’il y a des dignitaires non-pratiquants, ils seront placés en face des instructeurs au shimoseki (下席, « côté bas »). Les élèves se rangent de la gauche à la droite de l’enseignant (donc du jōseki au shimoseki) par ordre décroissant d’ancienneté et de grade.

En France, le pratiquant appelle généralement son partenaire par son prénom et on utilise le tutoiement. On fait habituellement de même avec l’enseignant du dojo où on pratique habituellement.

Concernant le placement ordonné des élèves :

  • Certains enseignants considèrent qu’il faut connaître sa place et être conscient de son niveau, et donc respectent cette disposition traditionnelle ;
  • D’autres considèrent au contraire que cela renforce l’ego (l’estime de soi), et que c’est un signe d’humilité et d’amitié de se « mélanger ».

Position assise – seiza 正座

Il s’agit de la position de base lors du début du cours, du salut (rei) ou lorsqu’on écoute les explications de l’enseignant. Le pratiquant se tient à genoux, les pieds à plat sur le sol, le poids sur les talons. Les gros orteils peuvent se chevaucher légèrement. L’essentiel est d’avoir le dos droit, les mains posées à mi-cuisse. Les genoux doivent être écartés d’une distance correspondant à l’espace d’un poing. Cette distance n’est pas seulement coutumière : elle limite l’effort imposé par cette position aux ligaments des genoux.

Pour se relever de la position seiza, il convient de basculer légèrement le poids vers les genoux afin de permettre aux pieds de s’appuyer sur les orteils, mais sans projeter le corps en avant. On lève ensuite le genou droit, puis le genou gauche. Pour s’asseoir, on suit la procédure inverse : d’abord le genou gauche se pose le premier en terre, puis le genou droit. Cet ordre s’explique par le port du sabre, porté à gauche : il est possible de dégainer avec le genou gauche à terre et le genou droit levé, alors que la position inverse rend l’exercice très difficile.

Saluts

On pratique plusieurs saluts :

  • en entrant sur le tatami on effectue un salut debout (ritsurei) ou assis en seiza (zarei), en direction du kamiza (plus précisément vers le kamidana, dai d’honneur normalement orienté vers le levant et comportant généralement un temple shintō miniature, des calligraphies suspendues et d’autres articles shintō (au Japon du moins), et vers l’image du fondateur, mais sans tourner le corps vers le centre : on doit seulement en prendre compte mentalement. Si on n’a pas de kamidana en règle, d’autres objets associés à la pratique, comme par exemple un bokken et un , peuvent servir de kamidana de fortune. En début de cours, on effectue un salut assis, précédé d’un instant de contemplation ou « méditation » (mokusō, à ne pas confondre avec zazen) qui permet de faire une coupure avec le monde extérieur, et d’aborder le cours au calme ;
    • l’enseignant et les élèves saluent vers le kamiza (voir plus haut);
    • l’enseignant et les élèves se saluent mutuellement ;( parfois en prononçant un « onegai shimasu » (« s’il vous plait » ; le « u » est muet, cela se prononce « onégaï shimass’ »)
  • à la fin d’une démonstration de l’enseignant, les élèves le saluent assis ; puis, pour pratiquer, les élèves se saluent mutuellement en début et en fin de pratique ;
  • en fin de cours, les élèves et l’enseignant effectuent un salut assis vers le kamiza, puis se saluent mutuellement et se remercient.(en prononçant « dōmo arigatō gozaimashita » (« merci beaucoup pour ce que vous avez fait ») ou « merci beaucoup » ;
  • en descendant du tatami, on salue vers le kamiza.

(Certains enseignants frappent dans leurs mains lors du salut vers le kamiza, selon le rite shintō.)

La pratique des armes s’accompagne de saluts particuliers. Quand on prend une arme, il convient de saluer en direction du kamiza, l’arme présentée devant soi à hauteur des yeux (ceci ne se pratique pas dans tous les dojo). On s’incline alors, les bras devant rester à une hauteur fixe. Pour le début et la fin du cours, le problème est de savoir où placer l’arme :

  • tantō : on le place en général juste devant soi;
  • bokken : on fait comme si le bokken était un vrai sabre. Au moment du salut, on le présente face à soi, pointe vers le bas et lame vers soi, pour le poser ensuite à sa droite. La direction du tranchant varie selon les écoles, soit vers soi (il est donc malaisé de dégainer pendant le salut), soit vers l’extérieur (on présente ainsi le côté omote du sabre), dans certaines écoles cela varie : au début du cours, la lame sera tournée vers l’extérieur, vers soi à la fin du cours. Le genou doit être au niveau de la garde éventuelle. Ainsi, avec un vrai sabre, si quelqu’un essaye de tirer l’arme par l’arrière, il est possible de poser le genou sur la poignée, laissant le voleur avec le seul fourreau.
  • : le jō est habituellement porté par la main droite, à la moitié de la longueur, la pointe du jō dirigée légèrement vers l’avant (avec l’idée de pouvoir porter un coup à la gorge en cas d’urgence). Pour saluer debout, le poignet bascule de manière à faire basculer le jō (il est alors clairement impossible d’attaquer avec), et on fait un salut debout. Pour se mettre en garde, on avance ensuite la main qui tient le jō, l’autre main vient en saisir l’extrémité et la première main se positionne à un tiers de la longueur. Pour les saluts à genou, le jō est également positionné à gauche, dépassant le genou d’une trentaine de centimètres.

Pratique aux armes

Les armes sont en bois, mais on se comporte comme s’il s’agissait d’armes réelles ; notamment pour le bokken et le tantō, on fait comme si la lame était métallique et aiguisée.

Ainsi, pour le bokken :

  • lorsque l’on se déplace sur le tatami, on le porte comme s’il était dans son fourreau (saya), à son côté droit, courbure et pointe vers le bas, en le tenant par le fourreau, donc sur le premier tiers de la « lame » côté poignée (tsuka) ; c’est une position « pacifique » : la main droite tenant le fourreau, elle ne peut pas dégainer, et la courbure étant vers le bas, le dégainage avec la main gauche serait malaisé ;
  • lorsque l’on écoute le professeur, on peut être en seisa auquel cas le sabre est positionné comme pour le salut, ou debout auquel cas le sabre est placé à droite comme ci-dessus ;
  • lorsque l’on commence un kata, on le place comme si l’on mettait le fourreau (saya) dans la ceinture (obi) : on le tient avec la main gauche, à l’horizontale, courbure vers le haut ;
  • lorsque les pratiquants sont en place, ils miment un dégainage pour commencer le kata ;
  • le kata commence et se termine au même endroit : les pratiquants retournent à leur place initiale à la fin du mouvement ; le pratiquant qui a symboliquement perdu (uke tachi) se retire en premier ; les pratiquants miment le rengainage.

Pour le tantō :

celui-ci est utilisé pour des techniques de désarmement (tantō dori ou yanken dori)

  • le pratiquant qui attaque (uke) cache le tantō derrière lui afin que le partenaire ne puisse pas voir l’orientation ;
  • le pratiquant qui a désarmé (tori) rend le tantō à uke en gardant sa distance et sa vigilance, en présentant la poignée (tsuka), le fil de la lame étant tourné vers le haut.

Dans les techniques de désarmement au sabre (tachi dori), l’échange d’arme se fait selon le même principe.

Passages de grade

Le passage d’un grade kyū (級) ou d’un grade dan (段) est un moment de la pratique répondant à une étiquette spécifique. Ce qui suit en souligne les principaux points.

  1. Choix du partenaire : il existe à ce sujet deux pratiques. L’une veut que les aspirants à un grade réalisent leur passage avec les pratiquants les plus hauts gradés, afin que leur prestation ne soit pas gênée par la qualité de leur uke. Dans ce cas, ce sont les gradés qui se présentent d’eux-mêmes, ou l’enseignant qui les désigne. Une autre école veut au contraire que le partenaire soit titulaire du grade auquel on aspire, ou le plus proche de ce niveau. C’est alors à l’aspirant d’aller saluer le partenaire prospectif si celui-ci n’est pas désigné par l’enseignant. Pour les passages de grade dan fédéraux en France, l’aspirant choisit un partenaire au sein de sa poule pour la première partie du passage (suwariwaza et hanmi handachi waza), puis un autre pour la seconde partie (tachiwaza). Le premier partenaire revient alors pour les armes (bukiwaza), et les deux sont présents pour le randori.
  2. Positionnement et saluts : lorsque l’aspirant est appelé, il salue un partenaire, prend ses armes et pose celles-ci à un endroit proche de celui du passage, habituellement sur le côté du tatami ou devant la table du jury. L’aspirant et son partenaire s’asseyent ensuite côte à côte, face au jury ou à l’enseignant, l’aspirant à gauche de son partenaire. Les deux saluent alors le jury, puis se saluent mutuellement. Il y aura un échange de salut entre les deux partenaires lors de chaque changement de type de travail (de suwariwaza à hanmi handachi waza par exemple), ainsi qu’à chaque changement de partenaire. À la fin du passage, le premier partenaire reste, et les deux personnes reprennent les positions du début. Elles se saluent, puis saluent le jury. L’aspirant reprend alors ses armes et retourne à sa place. Lors de l’annonce des résultats, les démonstrations de joie exubérante sur le tatami sont en général assez mal vues.
  3. Remise de distinction : l’étiquette en ces occasions est similaire à celle des passages de grade. Il peut s’agir de la remise par l’enseignant du hakama, de la ceinture noire, d’un certificat d’obtention d’un grade ou toute autre distinction. Lorsqu’il est appelé, le récipiendaire salue, fait le tour de ses partenaires assis en passant derrière eux, et entre sur le tapis par le côté, à la hauteur de l’endroit où il va aller s’asseoir en face de l’enseignant. Si celui-ci est à genoux, ce qui est le plus souvent le cas, le récipiendaire se dirige vers l’enseignant selon une ligne parallèle au kamiza, dans une marche à genoux plus courte que la marche shikko, sans tourner les hanches et en levant les genoux devant soi. À l’arrivée, il doit se trouver face à l’enseignant, à un tatami de distance, et saluer l’enseignant. Pour prendre la distinction que celui-ci lui tend, le récipiendaire avance de manière à la recevoir à bouts de bras, avec les deux mains. Il salue alors avec la distinction en mains, recule jusqu’à sa distance initiale, pose l’objet sur le côté et salue à nouveau l’enseignant. Il retourne ensuite à sa place en revenant sur ses pas.

La même chose ou presque…………

« L’important est de savoir ou est sa place » N. Tamura.

 « Moines, soyez vigilants, soyez vigilants ! » dernières paroles du bouddha.

 

Le dojo n’est pas un gymnase. C’est le lieu où l’on enseigne le budo. On ne doit pas y étaler son ego, mais y élever et purifier son corps et son esprit. Une attitude de respect, de sincérité et de modestie sont essentiels à la sécurité et au progrès de chacun. Pratiquez dans la bonne humeur.

1‑ En montant sur le tatami et en le quittant, vous devez saluer.

2‑ Saluez toujours en direction du kamiza et du portrait du fondateur.

3‑ Respectez vos instruments de travail. Le keikogi doit être propre et en bon état, les armes rangées lorsqu’elles ne sont pas utilisées.

4‑ Utilisez des sandales (zoris) pour vous déplacer entre le vestiaire et le tatami, afin de ne pas salir celui‑ci. Rangez vos zoris à l’envers en montant sur le tatami, afin de pouvoir les enfiler directement en descendant.

5‑ Ne vous servez jamais d’un keikogi ou d’armes qui ne vous appartiennent pas.

6‑ Quelques minutes avant l’entraînement, vous devriez être échauffé, assis en seiza, tous sur la même ligne, et dans une posture de méditation (mokuzo). Ces quelques minutes permettent à votre esprit de faire le vide, de se débarrasser des problèmes de la journée, et préparent à l’étude.

7‑ Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Le salut collectif établit l’harmonie du groupe. il est essentiel d’être à l’heure pour y participer, mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre à coté du tatami que le professeur vous fasse signe de vous joindre au cours. Saluez alors en seiza (zarei) en montant sur le tatami. Soyez discret, ne perturbez pas le cours.

8‑ La façon correcte de s’asseoir sur le tatami est la position seiza. En cas de blessure, vous pouvez vous asseoir en tailleur. Mais n’allongez pas les jambes, ne vous adossez pas au mur ou à un poteau. Vous devez être disponible à chaque instant.

9‑ Ne quittez jamais le tatami pendant l’entraînement, sauf en cas de blessure ou de malaise. Ne manquez pas alors d’en informer le professeur.

10‑ Quand le professeur montre une technique, vous devez rester en seiza et regarder attentivement. Après la démonstration, saluez le professeur, puis saluez un partenaire et commencez à travailler.

11‑ Dès que la fin d’une technique est annoncée, arrêtez immédiatement votre mouvement, saluez votre partenaire, et rejoignez les autres pratiquants assis en ligne.

12‑ Ne restez jamais debout sur le tatami sans travailler. S’il le faut, restez en seiza en attendant votre tour.

13‑ Si pour une raison ou une autre vous devez absolument poser une question au professeur, allez vers lui , ne l’appelez jamais , saluez-le et attendez qu’il soit disponible. Un salut debout suffit dans ce cas (ritsurei).

14‑ Quand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous en seiza et regardez attentivement. Saluez lorsqu’il a terminé. Quand il montre à un autre pratiquant, vous pouvez vous arrêter pour regarder. Mettez‑vous en seiza et saluez de même.

15‑ Respectez les pratiquants plus anciens. Ne discutez jamais à propos de technique.

16‑ Vous êtes là pour apprendre, non pour imposer vos idées aux autres.

17‑ Si vous connaissez le mouvement et que vous travaillez avec quelqu’un qui ne le connaît pas, vous pouvez le guider. Mais n’essayez pas de corriger votre partenaire si vous n’avez pas le niveau yudansha (ceinture noire).

18‑ N’utilisez jamais la force pour bloquer votre partenaire. Pratiquez l’harmonie (aï-ki).

19‑ Parlez le moins possible sur le tatami. L’aïkido est expérience.

20‑ Ne vous prélassez pas sur le tatami avant ou après les cours. Il est réservé à ceux qui désirent s’entraîner.

21‑ Gardez votre keikogi fermé et votre ceinture nouée tant que vous êtes dans le dojo.

22‑ Le tatami devrait être balayé chaque jour, avant et après les cours. Chacun est responsable de la propreté du dojo.

23‑ Il est interdit de manger, boire, fumer, mâcher du chewing-gum dans le dojo pendant l’entraînement, ni sur le tatami à n’importe quel moment.

Bien qu’il y ait de nombreuses règles d’étiquette à assimiler, elles viendront naturellement avec une pratique régulière. Ne soyez pas vexé si l’on vous reprend sur un détail, car chacun est important pour la sécurité de tous et a un but éducatif précis

Les armes:

Le rangement:

Les armes se rangent coté shimoza.

Le tranchant et la pointe du bokken et du tanto ne doivent pas être tournés vers le kamiza.

Le salut:

Faîtes un salut avec le bokken en direction du kamiza (tranchant vers vous et poignée à droite OU tranchant vers l’extérieur et poignée à gauche) quand vous le prenez la première fois.

Faîtes un salut identique quand vous avez terminé de pratiquer avec le bokken.

Cette étiquette ne concerne pas le Jo et le tanto (on ne salue jamais le jo et le tanto au kamiza).

D’autre part, quand le cours est terminé, on  ne salue jamais son dernier partenaire (zareï) avec le bokken: Posez votre arme avant le salut zareï.

Bokken (Sabre en chêne)

L’enseignement des techniques au bokken est d’une grande richesse tant les sources sont variées, anciennes et traditionnelles; comme l’on démontré par exemple Sensei Nobuyoshi Tamura, Sensei Kazuo Chiba, Sensei Shoji Nishio, Sensei Mitsugi Saotome, et bien d’autres, il est vrai…
Le professeur ou l’instructeur enseignera en fonction de ses connaissances plus ou moins étendues et suivant l’influence reçue, les techniques apprises. Les principes à appliquer dans le maniement du sabre sont les plus importants, les questions de style restent question de goût personnel ou de circonstances ponctuelles.

La forme très répandue que constitue l’Aîkiken est un ensemble de techniques de sabre codifié par Sensei Morihiro Saito, un des élèves les plus proches de Maître Morihei ‘Ueshiba, et qui hérita de la charge d’enseignement au dōjō d’Iwama. Afin d’assurer à l’aikiken une diffusion équivalente à la pratique à mains nues et de le faire reconnaître comme partie intégrante de l’aikido, Morihiro Saito en fit un système complet d’exercices inspiré semble t-il desformes de travail du koryu de kenjutsu, Kashima Shintō Ryu.

Il codifia ainsi les suburi, mouvements de coupe de base, les exercices dits awase d’harmonisation avec un partenaire lui aussi armé, et les kumitachi, katas représentant des situations d’affrontement. L’aiki-ken comprend ainsi plus d’une centaine de mouvements ayant une parenté étroite avec le taijutsu et l’aiki-jo.

Equipement
L’entraînement ou keiko se fait avec les armes en bois de type bokken .

Dans les katas opposant le sabre à d’autres armes, on utilise aussi des bâtons courts (jo).

Le choix des armes dépend du contenu de l’enseignement de l’école et du niveau atteint par l’élève.

Tenue du bokken

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Le développement moderne des Budo a généralisé un type de saisie commun. Cette saisie n’est pas aisée à assimiler, elle n’est pas spontanée.

La poignée (tsuka) du grand sabre a la longueur de trois largeurs de paumes.

La main droite est placée sur le devant de la poignée (Tsuka), derrière la garde (Tsuba) (que celle-ci existe ou non).

Le pli entre le pouce et l’index doit être dans le prolongement du dos de la lame.

La main gauche est placée en fin de poignée, le petit doigt à la limite de la fin de la poignée, la fin de la poignée (Kashira) se positionnant naturellement dans le creux arrière de la paume de la main.
Cette prise de poignée est appelée « Tamago » qui veut dire oeuf, car des oeufs doivent pouvoir tenir dans le creux que forme la commissure pouce-index et Tsuka.
La force de tenue du sabre doit être mise dans l’annulaire et auriculaire.

Le reste des doigts tient le sabre, mais légèrement.
Dans les gardes ou la pointe du sabre (kissaki) est devant, celle-ci doit toujours être pointée en direction du partenaire et ne doit jamais se « balader » à gauche ou à droite.
Ceci permet d’avoir à la fois :

  • une puissance de coupe, donnée par la main basse : le sabre étant tenu par son extrémité, le rayon décrit par le bout de lame (monouchi) lors d’une coupe (giri) est le plus grand et donc la vitesse maximale ;
  • une précision de coupe, donnée par la main haute qui guide.

Les mains doivent être sur le dessus de la poignée ; ceci paraît évident lorsque l’on coupe avec un couteau, mais cette position est peu naturelle lorsque l’on tient le sabre à deux mains, et ce d’autant plus que comme on n’effectue plus de coupe réelle (sauf les pratiquants de batto do), les pratiquants n’expérimentent pas l’importance de la chose.

Il faut donc se forcer à tourner les mains sur l’intérieur, dans un mouvement similaire à l’essorage d’un linge, afin que la base de l’index et le milieu du talon de la paume soient en contact avec le dessus de la poignée ; on utilise l’expression te no uchi, « intérieur des mains », ou encore shibori.

Les avantages qu’on en retire lorsqu’on l’a acquise sont nombreux : réduction du risque de tendinite, l’adhérence de la poignée est parfaite sans occasionner de crispation ; c’est une saisie légère et efficace, rendant pratiquement impossible le désarmement.
Cette position doit être conservée constamment, notamment lors des changements de garde ; par exemple lorsque l’on arme pour frapper de haut en bas (garde dite jōdan no kamae), cette position des mains limite l’élévation des bras, les mains se retrouvent au dessus du front et ne peuvent pas passer au dessus de la tête.

Si l’on coince un objet entre les deux poignets, l’objet ne doit pas tomber lors des mouvements.

Par contre, cette saisie fait perdre en mobilité et provoque des contractions musculaires chez le débutant.

Il peut donc être judicieux, à la discrétion de l’enseignant, de ne pas porter trop d’attention à la tenue dans un premier temps afin de ne pas bloquer le pratiquant.

Par ailleurs, certains mouvement de réception du sabre adverse (parade, bien que la notion soit différente de l’escrime européenne) nécessitent le relâchement de cette tenue afin d’amortir le choc et de conserver l’équilibre.

Il est également important de garder les coudes dirigés vers le bas.

Le buste doit rester droit (shisei) afin de maintenir l’équilibre, le bas du dos relâché afin de permettre une grande mobilité, les épaules sont également relâchées.

La tête est placée légèrement en recul, comme si l’on voulait aligner le front, le menton et le nombril sur une ligne verticale, afin de protéger le visage.

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L’étiquette en Aikido « Reishiki »

L’Aïkido reprend la structure japonaise traditionnelle du dojo, des règles régissent la pratique et l’attitude à avoir lors des cours, cette notion est importante.

La bonne Humeur sur le Tatami est un point sur lequel le fondateur insistait beaucoup.

« Toujours pratiquer l’Aïkido d’une manière vibrante et joyeuse. »

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Sur le tatami d’Aïkido, nous sommes tour à tour attaquant et attaqué et nous nous entraînons à réagir instinctivement.

C’est grâce à l’étiquette que nous pouvons pratiquer en toute sécurité, discipliner nos tendances agressives, développer la comparaison et le respect.

Un dojo d’Aïkido n’est pas un gymnase.

C’est l’endroit où l’enseignement de Maître Morihei UESHIBA est dispensé, d’où le Salut du Kamiza « Une photo de O Senseï Moriheï UESHIBA créateur de Aikido »en rentrant, en sortant et au début et fin des cours.

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On ne doit pas y étaler son ego, mais y élever et purifier son corps et son âme.

 » Une bonne attitude, une bonne posture, reflètent un bon état d’esprit. »

Une attitude de respect, de sincérité et de modestie est essentielle à la sécurité de chacun.

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« Blesser un adversaire, c’est se blesser soi-même. Contrôler une agression sans infliger de blessure, c’est l’Aïkido. »

 

Chaque personne occupe au sein du dojo, une position définie relativement aux autres pratiquants :

  • Sensei    先生        Le professeur
  • Sempai  先輩         Les pratiquants plus gradés et plus anciens dans la pratique
  • Dohai     同輩         Les pratiquants du même grade et du même temps de pratique
  • Kohai     後輩         Les pratiquants plus récents

L’établissement de ces positions respectives est avant tout coutumière, l’ancienneté dans la pratique ou dans le dojo en est un élément déterminant.

Néanmoins les Sempai doivent aider et guider les pratiquants dans l’apprentissage du Reishiki mais ne sont en aucun cas des référents techniques qui est sous la seule direction du Sensei.

Au travers de sa pratique martiale, l’Aïkido a pour objectif d’améliorer les relations entre les personnes en favorisant le développement harmonieux de chacun.

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 » La Voie du Guerrier est d’arrêter les troubles avant qu’ils ne commencent. Elle consiste à vaincre les adversaires spirituellement, en Leur faisant réaliser La folie de leur action. La Voie du Guerrier est d’établir l’Harmonie. « 

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Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tiquette_de_l%27a%C3%AFkido
http://www.aikido-herblay.fr/pages/les-actions-de-nom-structure.html
https://aikido-fegersheim.org/aikido/dojo
http://aikido.sens-arts-martiaux.com/tag/reishiki/
http://www.aikido-budo.fr/aikido/reglement-interieur-etiquette/
https://www.aikido-isere.com/qu-est-ce-que-l-a%C3%AFkido/etiquette-reishiki/
http://itaaf.free.fr/Articles%20sur%20l%27Aikido/La%20tenue%20sur%20le%20tatamis.html
http://www.associationaikidorognac.fr/bokken/

Ma-aï : La notion d’espace-temps.

 

Ma-aï : La notion d’espace-temps.

 

Le Ma-Aï, est une notion fondamentale dans le Budo et dans tous les arts martiaux (non japonais) ainsi que dans les sports/disciplines de combat.

C’est la distance et le temps qui séparent et unissent les deux protagonistes d’un combat.

Deux kanji composent le terme Ma-Aï :

Ma, 閒 qui signifie distance, intervalle, espace.
, 合 qui signifie union, réunir, harmonie.

Le ma-aï varie selon l’attaque et la technique choisie pour sa riposte, il change en fonction de l’environnement, de l’espace disponible autour de soi, de la présence ou non d’une arme ainsi que de sa nature, s’il y a plusieurs personnes impliquées dans le combat ou non.
Cela induit de préserver votre intégrité physique, par conséquence votre espace vital.
La perception du ma-aï est affaire de sensation et d’état d’esprit, elle est unique à un individu et à un instant donné.

L’entraînement au dojo et dans la vie de tout les jours, permet d’affiner le jugement d’une situation sans passer par l’intellect, un réflexe,  une réponse au bon moment (ici et maintenant)… Quand à l’état d’esprit qui est propre à chacun à un moment donné, la peur et la confiance en soi dépendent de paramètres propres à une situation donnée qui sera ressentie plus ou moins stressante.

Définitions des différentes distances du Ma-Aï :

TO MA : Grande distance ( surtout pour les armes: Kendo, KenJutsuBojutsu, Naginatajutsu…)
– Pour atteindre son adversaire il faut plus d’un pas avec la longueur de l’arme à prendre en plus en considération–

 CHU MA : Moyenne distance (Boxes, Karaté do, Iaï do, Aïkido…)
– Pour atteindre son adversaire il faut un pas –

Une relative zone de sécurité existe encore…

 CHIKA MA :  Courte distance (Boxes, Karaté Jutsu, techniques de corps à corps, JuJutsu, JudoAtémi Jutsu, Aïkido…)
– Cette distance permet de toucher son adversaire sans modifier sa position –

A cette distance tout est possible, le combat est engagé.

Ne laissez pas un attaquant potentiel (self-défense) pénétrer dans  cette zone, aucun moyen d’échapper à un coup à cette distance si vous n’êtes pas déjà préparer à le bloquer.

La surprise n’est pas autorisée.

Chaque situation de combat créée une distance, il en résultera une réplique par une technique (protection, esquive ou évitement, projection) et/ou un/des atemi adéquat(s).
Le jugement correct du ma-aï prend en compte les autres notions de bases (Shiseï(posture, attitude juste), Atemi, Zanshin (esprit de vigilance), kamae(gardes)….) .

Toutes les variations de distance et de situations sont permises dans la pratique:  des  saisies aux attaques portées jusqu’à l’étude des armes, permettent de compléter les différentes distances travaillées.

Le ma-aï dans la vie de tout les jours :

Sans le savoir vous utiliser la notion de ma-aï.
Pour parler, serrer la main ou faire la bise à quelqu’un, vous calculer la distance et la vitesse entre vous deux afin d’obtenir l’action désirée.Au volant, vous calculer la distance entre vous et la voiture de devant, ou le feux qui passe au rouge pour vous arrêter, etc, tout ceci est inconscient mais vous le réalisez.

Le ma-aï n’est pas une question que de conflit physique, c’est aussi et surtout une attitude de chaque instant, cette notion est étroitement liée à celle de Zanshin.